Sortir du mental
Je sors donc d'une séance de kinésiologie. Très bien, la madame. Très enceinte aussi x).
Après un petit rééquilibrage de circonstance, de papotage pour savoir si oui ou non on devrait autoriser les humains à aller voir Fifty shades of Grey au cinéma (la réponse est oui), je fais un câlin à la madame après lui avoir donné son chèque de très bon coeur (et ça, ça fait plaisir quand au sortir d'une séance de thérapie/soin quelque qu'elle soit, tu as juste envie de donner l'argent, on sent le mérite du thérapeute derrière).
De retour dans la voiture, je lance le gps et pendant ce temps, mon appli des sims tout pareil. BAM : ce gros bâtard de poisson (de base, c'est à dire que c'est le PREMIER que tu pêches quand t'apprends) qui m'a nargué toute la journée d'hier que-je-voulais-l'attraper-mais-qu'il-venait-pas-gnnniiih-*$£@¨*....- eh ben dans un geste machinal de relançage d'activités des sims HOP, je le chope. Pile. Quand. Je. N'y. Pensais. Pas. Comme de bien entendu (je le savais en plus, non seulement c'est le coup classique mais là les sims sont devenus directement le traducteur universel : tu veux ? T'as pas. T'y penses pas ? Ca vient.). Oui, les sims aussi sont une manifestation de ta relation à l'univers, n'en doutez pas/plus.
Deuxième exemple : je prends donc le volant, et bien sûr me vient en mémoire la terrible malédiction du copain : heure de pointe tu vas mettre 1h sur la rocade. Je souris, oui, je souris car là je sais, je sens que si, ça va rouler. Mais par contre, si j'ai peur que, si j'y pense trop, que je ne fais pas confiance, que blablabla mental/égo/poubelle, là oui les emmerdes vont rappliquer au galop.
Je lâche donc le mental, aidée par ma séance, et je pense au plaisir : au plaisir d'être aimée de l'univers (ce qui a toujours été le cas mais bon quand tu envoies chier l'univers parce que tu ne te penses pas digne/méritante de son amour, que veux tu...), plaisir que ça se passe bien, plaisir de savoir que ça va bien se passer. Réellement merveilleux.
Enième exemple, c'est en démarrant la radio car un peu de musique quoi bordel : première station trouvée (ou deuxième mais on s'en fout) --> FUN radio. Là, le mental aurait immédiatement freiné des quatres fers en hennissant violemment et en ruant dans les bracards comme c'est pas permis : QUOI ? Cette radio de CASSOS, qui dispense la même merde commerciale toutes les 30min tu vas pas t'abaisser à ça voy*Double taquet rotatif dans la tête au mental*...
Bin si merde, j'écoute c'que je veux et d'ailleurs c'est chouette c'est une vieille musique techno de quand j'étais ado, ça me plait ça faisait super longtemps que je l'avais pas entendue (bon jme souviens plus du titre), je kiffe donc ma soupe technoïde peinarde en conduisant de manière à la fois assurée et énergique, détendue et confiante.
Voilà voilà.
Comme quoi lâcher le mental n'est pas évident mais putain qu'est ce que ça vaut le coup. Que ça fait du bien d'être aidée et de se faire aider. Qu'on me veut du bien. JE me veux du bien alors : plaisir ;)
Bisous lecteur/trice ^x^
